← Techstars Blog

Jérôme, ton équipe a gagné le Start Up Week-End 2014 avec le projet Peufdaddy, est-ce que tu peux nous expliquer en quoi ce projet consiste ?

Le projet Peufdaddy c’est une appli smartphone qui  réveille les skieurs en fonction des conditions de neige, pour que plus jamais ils ne manquent LA session de l’année. Beaucoup de monde lors du Start Up Week-End 2014 s’est souvenu de cette première partie, mais c’était sans compter sur notre impérieux besoin d’avoir de données fiables relevées directement sur nos terrains de jeu.

Peufdaddy c’est donc aussi et surtout un capteur branché sur un système électronique autonome en énergie et en connectivité qui mesure en temps réel la hauteur de neige et envoie sur internet ses données. Celles-ci sont ensuite accessibles via une API et utilisables par notre appli aussi bien que par d’autres services (affichage en station, widgets sur le web, etc…).

Certes, ces deux parties existaient déjà de manière indépendante, mais chacune avait un inconvénient :

  • Les applis « alarme poudreuse » fonctionnent sur la base de prévisions météo gratuites et peu précises, déclenchant des faux positifs (réveils alors qu’il n’a rien neigé) et par conséquence beaucoup de frustration…
  • Les solutions existantes permettant de mesurer automatiquement la neige sont onéreuses et encombrantes, et par conséquence trop peu nombreuses…

Quel est ton parcours ?

J’ai fait un double cursus en droit et langues de Grenoble à Paris, en passant par Berlin, dont je suis sorti diplômé d’un Master 2 en Droit de la propriété intellectuelle avec une spécialisation en innovation technique.

Si le droit est une formidable boîte à outils dont j’apprécie savoir me servir, je suis aujourd’hui content d’avoir pu la ranger. J’ai mis moins de temps à comprendre que je souhaitais devenir entrepreneur qu’à trouver LA bonne idée : Peufdaddy est mon troisième projet.

Qu’est-ce que le Start Up Week-End a apporté à votre projet ?

Le Start Up Week-End représente pour nous le coup d’envoi du projet et le 16 novembre est dorénavant sa date-anniversaire.

C’est à cette occasion que nous avons rencontré le développeur de l’appli Peufdaddy, Thomas Rovayaz, qui est devenu un de nos associés.

Notre victoire au Start Up Week-End nous a beaucoup apporté en terme d’exposition médiatique et de contacts. Mais c’est surtout l’engouement autour de notre projet qui nous a poussés à concrétiser le projet Peufdaddy.

Votre prestation du dimanche a beaucoup plu au jury, un conseil pour le pitch final ?

Dès le départ, c’est-à-dire le premier pitch du vendredi soir, nous avons eu l’intuition qu’il fallait qu’on marque les esprits… au risque que le public ne se souvienne que de la partie « appli smartphone » au détriment du capteur connecté. En parlant de capteur, le cardiofréquencemètre  que je portais lors du pitch final a catégorisé automatiquement ma prestation en « activité physique intense ». CQFD.

Pour le reste, je dirais : « Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est oublie qu’t’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher. »


Comment avance votre projet ?

Plutôt bien, merci !

Nous avons réalisé l’hiver dernier une première campagne de tests sur le terrain à Chamrousse ainsi qu’au col de Porte sur le site du Centre d’Etudes de la Neige. Ces tests nous ont permis de fiabiliser notre électronique et de développer une version plus performante et compacte. Puis sur cette base, nous sommes partis démarcher des stations de ski ainsi que des industriels.

Cet été, nous avons signé avec plusieurs stations pilotes ainsi qu’avec EDF, et avons dans la foulée créé NIVOLOG, la structure juridique qui porte le projet. Maintenant, place à l’installation sur les différents sites, qui s’étalera jusqu’à fin novembre.

Ensuite, viendra le temps de l’expérimentation autour des données relevées. Que ce soit pour l’exploitation quotidienne d’un domaine skiable, la mesure du stock neigeux en amont de barrages ou bien pour la communication d’une station : chacun de nos clients voudra les exploiter de manière différente. Et encore, d’autres usages restent à imaginer !

Octavie Albert