Parole de coach : Roni Beparo

Un nouveau venu dans le paysage des coachs du Startup Weekend Toulouse, je vous présente : Roni Beparo.

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Qui es-tu ?

Hey ! Ancien geek (Diablo / Starcraft / et surtout équipe de France de Warcraft 3 pour les connaisseurs) j’ai toujours aimé l’univers de l’ordinateur (hardware/software). J’ai étudié à l’ESC de Toulouse et aujourd’hui je suis un petit entrepreneur avec un concept web/événementiel et courtier en banque & assurance dans un cabinet de gestion de patrimoine.

Pourquoi avoir accepté d’être coach au SWTO et quel va être ton rôle ?

C’était déjà une envie au départ de devenir coach après mes 4 SW à mon actif [Toulouse, Paris, Lyon (avec Youssef Benabdeljalil pour sa startup MakeMySunday), & Montpellier]. De plus, je connais pas mal de membres de l’équipe organisatrice, et je sais qu’on va passer un agréable weekend autour d’une même passion qu’est l’entrepreneuriat.

Du coup, quand on me l’a proposé c’est évidemment avec grand enthousiasme que j’ai accepté !

Pour toi, c’est quoi entreprendre ?

Entreprendre c’est tout d’abord beaucoup de curiosité, de la passion, beaucoup de travail, de la prise de risque, et surtout de la confiance en soi ! Aujourd’hui, les entrepreneurs construisent le monde de demain. Ils sont la locomotive de toute économie.

Des conseils à donner aux participants ?

Oui ! Soyez totalement fous !
“Think out of the box” 😉

Quelle start-up aurais-tu voulu créer ?

J’aurai bien aimé créer Uber !! Je n’ai pas agit en temps et en heure malgré l’idée qui était là depuis quelques années. Mais ce n’est que partie remise ! Des idées il y en a tout plein partout 😉

Une citation pour illustrer ta vision de l’entreprenariat ?

Petit à petit, l’oiseau fait son nids !

As-tu un mentor ? Et qui est-il ?

Oui ! C’est tout simplement mon père qui a réussi dans la restauration et l’immobilier alors qu’il est parti de zéro en arrivant en France il y a un peu plus de 30 ans sans avoir le bagage de la langue.

Il est vraiment une source d’inspiration et un modèle de réussite pour moi !








Imprimantes 3D au SWTO. Oui, mais pourquoi ?

Cette année nous serons à l’ICAM. Cette école a dans ses formations des sujets autour de l’ingénierie industrielle. Depuis quelques années, ce secteur a été secoué par l’arrivée des imprimantes 3D. L’école nous a proposé de mettre à votre disposition cette technologie. Voici quelques informations pour y avoir accès de façon utile.

A quoi sert une imprimante 3D

Dans la pratique, une imprimante 3D permet de confectionner à partir de modèles 3D numériques des objets réels. L’imprimante va vous réaliser le squelette de l’objet.

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Le résultat est assez sommaire et le processus est un peu long (plusieurs heures). Mais pour avoir un objet complètement spécifique à partir de 0, c’est le meilleur outil. On parle ici de “prototypage rapide”.

Quand vous en servir pendant votre Startup Weekend ?

Autant vous le dire de suite, les imprimantes 3D ne serviront pas à tout le monde et pas à tout moment. Elle seront à destination des équipes travaillant sur des objets innovants et qui seront capables d’argumenter un intérêt pour leur dossier. Les impressions seront réalisées par les équipes de l’ICAM mais la conception 3D est à la charge de l’équipe.

Nous proposons deux moments pour soumettre vos besoins d’impression :

  • Le samedi avant 16h (imprimé le samedi)
  • Le samedi avant minuit (imprimé le dimanche)

L’impression du samedi doit vous permettre d’expérimenter la faisabilité. Celle du dimanche vous permettra de préparer un prototype à présenter au jury.

Alors, des idées d’objets innovants ?








Connaissez-vous Lean Startup ? Partie 3 : Expérimenter, mesurer et AGIR !

(avec la voix-off d’une série américaine)

Précédemment dans… “Connaissez-vous Lean Startup”, vous avez découvert le Lean Statup, puis vous avez vu la première étape : la vision et les hypothèses.

(fin de la voix off)

Voyons maintenant comment boucler un premier cycle… surtout en 54h de Startup Weekend… voire 2 cycles 😉

Expérimenter

Vous avez déterminé vos hypothèses. Votre objectif maintenant est de tester ces hypothèses en situation réelle. Vous allez devoir réaliser votre Produit Minimal Viable, le PMV.

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Le PMV c’est le premier support qui va vous permettre d’embarquer vos utilisateurs dans votre produit. Vous aller devoir déterminer quelle forme va pouvoir porter votre message vers vos utilisateurs. Contrairement à ce que vous pensez, ce n’est pas forcément un prototype de votre solution, et assurément pas une version “stable”. Dans la majorité des cas, on peut même commencer à itérer sans mettre en oeuvre le produit.

Le premier MVP de beaucoup de startups c’est la Landing Page. Une page simple qui présente votre projet. L’objectif à la fin, c’est d’inciter les visiteurs à s’inscrire pour une beta. S’ils s’inscrivent c’est bon signe. Ce sera une expérimentation plutôt quantitative.

Pour d’autres, le MVP c’est simplement un questionnaire. Vous mettez en place un formulaire Google Drive et vous structurez vos questions pour déterminer si votre solution est adaptée au problème que vous souhaitez résoudre. C’est utile pour dégrossir les projets complexes grâce à des informations plutôt qualitatives.

Il n’y a pas de MVP tout fait. C’est à vous de déterminer le support qui vous permettra de présenter votre solution aux cibles que vous envisagez.

Mesurer

Une fois que votre MVP est en place, il ne suffit pas de le regarder, mais il faut surtout l’analyser. Pour cela, vous devez mettre en place des indicateurs. Ce sont ces indicateurs qui viendront confronter votre expérimentation à vos hypothèses.

Vous devez donc choisir les indicateurs qui seront adaptés à vos hypothèses.

Faites attention aux indicateurs faux amis. Il est important d’avoir des indicateurs croisés. Par exemple, un nombre d’inscrits seul fait plaisir, mais il prend tout son sens quand il est croisé avec le nombre de visiteurs.

Agir

Vous devez maintenant boucler la boucle ! Vous avez mis en place une expérimentation et vous avez vos résultats. Qu’indiquent t’ils ?

Vos hypothèses se vérifient. Excellente nouvelle. Vous pouvez déterminer des axes d’amélioration (l’enrichissement du produit) ou d’approfondissement (améliorer la robustesse ou la précision).

Vos hypothèses sont invalidées. Excellente nouvelle. Vous avez maintenant éliminé un cul de sac et pouvez pivoter. Pivoter, c’est changer un élément du projet pour corriger là où l’hypothèse était mauvaise. Le Lean Startup Canvas est là pour vous aider.

Que vous ayez décidé de persévérer ou de pivoter, vous avez maintenant les armes pour avancer sur un nouveau cycle et vous approcher de la réponse parfaite.

En conclusion

Vous l’avez compris, l’esprit Lean Startup c’est combattre l’immobilisme avec une grande humilité.

Votre créativité aura une grande importance pour adapter la méthode à votre projet. Mais les coachs seront là pour vous aider, n’hésitez pas à les solliciter.








Parole de coach : David Morel

Il fait partie de l’équipe d’organisation, mais prends du temps le samedi après-midi pour coacher sur l’aspect juridique, voici David Morel.

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Qui es-tu ?

Je suis avocat depuis 2007 et associé du cabinet LOYVE AVOCATS dans lequel j’ai fait mes premières armes.

Je suis auparavant passé par les services juridiques d’Astrium et d’Airbus.

J’interviens auprès des porteurs de projets et des entreprises à fort potentiel dans les domaines du droit des sociétés, des contrats et de la propriété intellectuelle.

Notre démarche consiste à comprend au mieux l’activité et le modèle économique des entreprises que nous accompagnions afin de leur donner un conseil pertinent et adapté.

Pourquoi avoir accepté d’être coach au SWTO et quel va être ton rôle ?

Je suis coach au Startup Weekend de Toulouse depuis la première édition organisée par Willy Braun.

Petit à petit je me suis impliqué dans l’organisation de l’évènement et j’en suis maintenant un des co-organisateurs.

Pourtant je souhaite garder mon rôle de coach que j’affectionne particulièrement. L’idée n’est pas de faire un cours de droit mais de sensibiliser les participants aux problématiques juridiques sans un faire un obstacle mais plutôt en présentant les contraintes réglementaires et les solutions qui s’offrent.

La plupart du temps c’est simplement rappeler les règles de base mais certains projets posent de vrai questions juridiques auxquelles il n’est pas toujours aisé de répondre.

Le droit ce n’est pas que des contraintes mais c’est aussi des opportunités et il faut savoir en tenir compte dans sa réflexion.

Pour toi, c’est quoi entreprendre ?

Entreprendre c’est essayer de concrétiser une idée, c’est faire des choix, c’est prendre des risques. Mais je crois qu’avant tout c’est d’accepter l’échec.

Des conseils à donner aux participants ?

Si le classement peut paraître primordial pour la visibilité que cela peut apporter, le plus important c’est l’aventure humaine.

Il faut donc savoir profiter du moment et s’enrichir de ce que les autres participants apportent et apprendre dans des domaines qui nous sont inconnus. Mon conseil : travaillez et défendez votre projet.

Et quel que soit votre classement, il n’y a rien à perdre et simplement tout à gagner.

Quelle start-up aurais-tu voulu créer ?

Je pourrais donner Apple, Microsoft, Google, Yahoo, Free mais je pense au début de l’aviation où les mecs étaient souvent pilotes, ingénieurs, constructeurs d’avions et entrepreneurs comme les frères Wright ou Louis Blériot. Pour être plus actuel, je citerai SpaceX.

Une citation pour illustrer ta vision de l’entreprenariat ?

Pour citer Yoda : “Do or do not, there is no try”

As-tu un mentor ? Et qui est-il ?

Non je n’ai aucun mentor en particulier. J’essaie de rester ouvert et curieux et d’apprendre des gens que je croise.








Parole de coach : Aurélien Gaupillat

Il nous revient cette année pour prodiguer ses conseils de comptable, je vous présente Aurélien Gaupillat.

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Qui es-tu ?

Adrien Gaupillat, Expert-Comptable et Commissaire aux comptes, installé à “mon compte” depuis 7 ans.

Pourquoi avoir accepté d’être coach au SWTO et quel va être ton rôle ?

Pour accompagner les porteurs de projet, promouvoir la création d’entreprise, mon rôle, apporter mon approche comptable et financière pour le montage et l’analyse des BP

Pour toi, c’est quoi entreprendre ?

C’est se lancer dans la rivière sans savoir nager, sans bouée ni brassard, tout en étant persuadé d’arriver à traverser.

Des conseils à donner aux participants ?

Ne pas se décourager, rester concentré sur l’objectif, bien s’entourer et croire en soi et son équipe.

Quelle start-up aurais-tu voulu créer ?

Pas d’exemple précis mais dans une activité de production d’œuvre cinématographique.

Une citation pour illustrer ta vision de l’entreprenariat ?

Deux souris tombent dans un pot de crème.
La première souris abandonne très vite et se noie.
La seconde se bat, s’acharne, jusqu’à faire tourner la crème en beurre et trouve ainsi une issue.

Film américain : Arrête-moi si tu peux (Catch me if you can)

As-tu un mentor ? Et qui est-il ?

Quentin Tarantino, pour l’inspiration créative, Steve Jobs pour la créativité et la persévérance, et plus près de moi, mon maître de stage d’expertise comptable qui tel Yoda m’a tout appris, surtout la sagesse…








Parole de coach : Elvire Prochilo

On l’appelle “Maman” dans l’équipe du Startup Weekend Toulouse parce qu’elle est là depuis longtemps et l’année dernière encore elle était organisatrice. Elle revient cette année en tant que coach. Je vous présente Elvire !

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Qui es-tu ?

Je suis Elvire, je travaille dans l’accompagnement de porteurs de projets en marketing et autres missions leur permettant de monter en performance. Je travaille sur des projets collaboratifs qui reposent sur des rapprochements entre les PME et les laboratoires de recherche. Passionnée par l’entrepreneuriat, j’ai activement participé à l’organisation de 4 éditions du Startup Weekend Toulouse. J’ai décidé de prendre du recul pour permettre à d’autres de profiter de cette expérience très riche.

Pourquoi avoir accepté d’être coach au SWTO et quel va être ton rôle ?

J’ai voulu passer de “l’autre côté” 🙂 et vivre le Startup Weekend d’une autre façon. En tant que coach je vais pouvoir me consacrer aux équipes pour les aider à pousser leurs idées, leur business model, .. et vivre l’ambiance positive et dynamique du Startup Weekend

Pour toi, c’est quoi entreprendre ?

Pour moi, entreprendre c’est prendre son destin en mains, C’est être responsable de ses choix
Bref, trouver les moyens de faire ce qui nous plaît, ce qui nous épanouit…
La vie est trop courte !! 🙂

Des conseils à donner aux participants ?

Soyez ouverts, curieux des rencontres que vous allez faire !

Quelle start-up aurais-tu voulu créer ?

J’avoue que jusqu’à présent je n’ai pas eu d’idée lumineuse ou de rencontre propice à l’aventure entrepreneuriale.
Mais ca change !
Passer de consultant-coach à entrepreneur est une autre expérience qui me tente ! A suivre !

Une citation pour illustrer ta vision de l’entreprenariat ?

“Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infames,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme”

William E HENLEY (INVICTUS)

As-tu un mentor ? Et qui est-il ?

J’ai cru avoir trouvé un mentor au lancement de activité, mais je me suis trompée.
Cependant, des personnalités m’inspirent et me guident sur le chemin de ma vie professionnelle.








Etre juré : Éric Calmels

Cette année parmi nos jurés, on retrouve un ancien : Eric Calmels. Alors, pourquoi est-il juré ?

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Qui es-tu ?

Je suis un homme rempli de doutes et d’envies. Je suis un entrepreneur qui voudra toujours plus. Je suis un coach sportif qui veut le meilleur pour ses élèves. Et quand je serai grand, je serai dans une équipe d’entrepreneurs qui changera le monde, en mieux !

Pourquoi avoir accepté d’être jury au SWTO et quel va être ton rôle ?

Je ferai partie du jury parce que la place de bourreau était déjà prise. Plus sérieusement, je me dois d’être présent sur cet événement parce qu’il n’y a rien de plus beau qu’une naissance et j’espère devenir le parrain de quelques beaux projets.
Ce rôle doit me permettre de voir en 10 minutes les forces et faiblesses d’un projet, pour permettre aux startupers de faire évoluer rapidement leurs idées en entreprise viable.

Pour toi, c’est quoi entreprendre ?

Entreprendre est une aventure.
On croit savoir vers où on va, on affronte des tempêtes, franchit des murs, fracasse des barrières, croise des gens extraordinaires… Quelques fois, on arrive à destination et toujours, on doit être fier du chemin parcouru.

Des conseils à donner aux participants ?

Partagez, rêvez, soyez vous a 100%, restez ouvert, apprenez… Vous êtes grands ! Vous êtes géniaux ! Le monde est à vous !

Quelle start-up aurais-tu voulu créer ?

Toutes ! Toutes ont une histoire, un vécu incroyable… Il est évident que j’aurais voulu être dans l’équipe d’une Startup qui a gagné des milliards… Mais je n’ai pas dit mon dernier mot !

Une citation pour illustrer ta vision de l’entreprenariat ?

“Chaque effort me rend plus fort !”
Pour moi, c’est ce qui me permet de ne jamais baisser les bras. Toujours savoir que ce que je fais me grandit, me fait évoluer, me permettra d’avancer plus vite….

As-tu un mentor ? Et qui est-il ?

Non, je n’ai pas de mentor…. Enfin, il ne veut surtout pas que je le considère comme tel. Donc moi, j’ai un “Mentos” !;-)
“Serial entrepreneur” avec Digidust, Apicube, Labotec, Genetrainer,… C’est Pierre-Olivier Carles, un confident, un conseil, une main tendue ou un coup de pied au cul.. un vrai ami à Miami ! Pour le décrire, c’est assez simple : Un humain plein d’humanité et d’humilité.








Parole de coach : Garrett Delcourt

Cette année, parmi nos coachs il sera l’œil critique sur votre stratégie d’entreprise. Je vous présente, Garrett Delcourt.

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Qui es-tu ?

En dehors de mon engagement professionnel, j’ai développé une vie personnelle multi-facette : créateur de jeux de société , auteur de romans et essais, marcheur sur le Chemin de Compostelle, militant associatif et père de cinq enfants, j’ai voyagé intensivement dans le monde, en retirant une vision particulière que je partage volontiers avec ceux et celles que j’accompagne.

Pourquoi avoir accepté d’être coach au SWTO et quel va être ton rôle ?

Envie et besoin de partager la passion du business. Aider à faire passer les équipes du stade idée au stade projet. Aider à se focaliser sur l’essentiel, parce que la clé du business c’est la vitesse.

Pour toi, c’est quoi entreprendre ?

D’abord et avant tout c’est prendre son pied.
C’est se projeter, construire un projet cohérent avec soi-même. Vérifier des hypothèses, se réjouir quand elles sont justes et apprendre quand elles ne le sont pas.
On ne crée pas une boite, on en crée plein.

Des conseils à donner aux participants ?

Ne pas se tromper d’équipe. Quand on perçoit un décalage, le résoudre au plus vite, sans peur des questions qui dérangent.
L’équipe, ensuite l’équipe et enfin l’équipe. Le reste suit.
ne pas se perdre dans les étiquettes et dans les rôles.

Quelle start-up aurais-tu voulu créer ?

Celles que j’aurais voulu créer, je les ai faites.

Une citation pour illustrer ta vision de l’entreprenariat ?

La chance arrive à l’homme préparé (Pasteur).

As-tu un mentor ? Et qui est-il ?

Clayton Christensen. auteur de l’innovator dilemna. L’une des choses les plus intelligentes et efficaces jamais écrites sur l’innovation de rupture.








Connaissez-vous Lean Startup ? Partie 2 : La vision et les hypothèses

Vous connaissez le contexte dans lequel s’applique le Lean Startup (voir article précédent). Creusons ensemble la mise en place de la vision et de l’expérimentation.

Construire la vision

Tout projet a besoin d’une vision. Beaucoup de managers et d’entrepreneurs font l’erreur de concevoir un produit sans déterminer de vision. Votre vision doit à la fois décrire ce à quoi doit répondre votre projet, mais aussi ce qui le différenciera de la concurrence. En d’autres termes, si vous étiez face à un investisseur, votre vision doit montrer votre ambition et ce qui vous rend unique. Pour vous donner des exemples :

  • AirBnb : Améliorer la vie des voyageurs en logeant chez l’habitant plutôt qu’à l’hôtel, “Traval like a human”

  • Foursquare : Un guide géolocalisé qui aide à garder contact avec ses amis avec des aspects de jeux qui récompensent l’utilisateur, “Part friend-finder, part social sity-guide, part social-game”

  • Facebook : Un annuaire en ligne expansif qui connecte étudiants, associations, universités et enseignants.

Comme vous pouvez le voir, la vision peut changer avec l’évolution du service. Mais l’importance est d’avoir une vision avec une personnalité forte dès le début. Donc exit les “un nouveau réseau social”, “Un super service gamifié” ou “un objet connecté intelligent”, ce n’est pas assez spécifique. Le mieux pour déterminer une vision, c’est de répondre à un problème.

Pour transformer votre vision en un outil exploitable dans votre mise en oeuvre du projet, vous avez à votre disposition le Lean Canvas. C’est l’outil parfait à exploiter durant le Startup Weekend. Il vous aidera à échanger entre les coéquipiers, et vous permettra de travailler les éléments que vous présenterez au jury.

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Les cases à remplir :

  • Le problème : énoncer le problème que vient résoudre votre solution. Un problème peut être conscient ou inconscient, mais inconscient nécessitera de le faire émerger clairement aux yeux des utilisateurs.

  • La solution : votre réponse à ce problème. C’est une phrase qui résume votre projet.

  • Key metrics : les éléments clefs qui montreront la réussite de votre projet. Vous êtes un réseau social, ce sera votre nombre d’utilisateurs et le nombre d’écrans affichés par utilisateurs. Vous êtes un food trucks, ce sera votre nombre de commandes et le prix de vente moyen.

  • La proposition de valeur unique : s’il devait rester une unique valeur pour votre projet à présenter à vos utilisateurs et qui vous différencie absolument de toute concurrence, ce serait celle là.

  • L’avantage déloyal : l’avantage sur la concurrence qui sera difficile pour eux à combler

  • Les canaux : comment votre produit va être distribué pour atteindre ses utilisateurs

  • Les segments utilisateurs : Comment se découpe votre cible de consommateurs. Il est bon d’avoir au moins une cible principale et deux cibles annexes.

  • Les coûts de structure : tout ce que vous pouvez anticiper qui serrait un gros coût (développeurs, serveurs, machines, vendeurs, campagnes de pubs, etc)

  • Source de revenus : comment vous allez gagner de l’argent, votre business model

Remplir ce document dès les premières heures du week-end vous aidera à structurer la vision de l’équipe, mais aussi les arguments que vous devrez consolider avant de les présenter au jury.

Maintenant que vous avez votre vision, il faut la confronter à la réalité.

Émettre vos hypothèses

Basées sur votre vision, votre prochaine étape sera de formuler vos hypothèses. Cette étape a un grand intérêt : formaliser un maximum pour ne pas se précipiter. Vous allez devoir rédiger deux hypothèses sur votre projet : une hypothèse de valeur et une hypothèse de croissance

N’oubliez jamais, de l’innovation vient l’incertitude. Attention à ne pas confondre confiance et prétention. Il est toujours bon d’émettre des hypothèses et de les transformer en certitudes par l’expérimentation. Trop de projets se sont effondrés en ayant la prétention de trop maîtriser leur sujet. Donc en pensant ne pas avoir à passer par la case hypothèses.

Votre hypothèse de valeur, c’est une phrase qui doit expliquer ce que vous apportez à votre cible en fonction de vos objectifs. Si vous n’avez que des objectifs de business, vous pouvez vous concentrer sur l’utilité de votre projet pour vos utilisateurs.

Ex, l’hypothèse de valeur de Dropbox : “Les utilisateurs seront accros au stockage cloud s’il est transparent pour eux”. On note l’usage mais aussi le critère qui débloquera l’intérêt : la transparence (au sens, ça fonctionne sans effort).

Ensuite, vous devrez formuler votre hypothèse de croissance. C’est à dire, comment votre projet va croître. En fonction du service, cela peut être un partage social, un travail par des commerciaux, de la publicité, etc.

Toujours pour Dropbox : “Les utilisateurs inviteront leurs amis”.

Ces hypothèses seront la base pour déterminer ce que vous devrez tester pendant votre expérimentation… mais ça, ce sera au prochain épisode.








Connaissez-vous Lean Startup ? Partie 1 : Le contexte

Le Startup Weekend est un moment important pour découvrir l’univers de la création de startups. Contrairement à l’image générale, une startup ce n’est pas forcément une structure anarchique sans méthode qui cherche à transformer un coup de chance en business. Depuis quelques années, de nombreux managers de startups ont pris du recul sur ce qui a fait la réussite ou l’échec des startups mondiales. Plusieurs méthodologies en sont sorties dont la méthode Lean Startup qui ressort comme une excellente base pour de nombreux entrepreneurs.

Là où est l’intérêt pour vous, participants du Startup Weekend, c’est que cette méthodologie peut être mise en oeuvre dans le cadre des 56 heures pour entreprendre. Nous aurons l’occasion de vous inciter à vous appuyer sur la méthodologie, mais surtout les jurés vont attendre des éléments particuliers qui correspondent bien à la méthode. Donc afin de vous aider en amont, voici quelques notions à connaître sur le sujet.

Dans la série des articles du blog du #SWTO, pensez à lire l’article sur “Qu’est ce que l’innovation” (à venir…) qui vous aidera à comprendre dans quels cadres appliquer ces conseils (et c’est vaste). Par ailleurs, l’article sur le Lean Startup a été divisé en 3 afin de le rendre plus digeste.

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Le Lean Startup est une méthodologie qui veut permettre de gérer la mise en oeuvre d’un service ou produit innovant en maîtrisant au maximum les coûts et en validant les besoins auxquels il veut répondre. L’expérience montre qu’une innovation empirique (on conçoit un produit sur papier, on dépense des fortunes en développement et on le confronte au terrain longtemps après la conception) rencontre un taux d’échec très très fort. La littérature sur le sujet parle d’un taux d’échec de 80% pour les projets innovants. Afin de réduire ce taux d’échec, Lean Startup propose de ce concentrer sur 3 points :

  • Définir une vision et des axes forts pour présenter cette vision

  • Expérimenter vite pour analyser la réponse des utilisateurs

  • Décider de persévérer ou pivoter

Ces 3 points sont souvent évoqués à travers le cycle Build, Measure et Learn.

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Dans les prochains articles, nous étudierons ces points en détails.